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L' Atlantide en guerre contre l' empire de Rama

Comme nous l'avons vu, certaines épopées hindoues comme le Ramayana, le Mahabharata et le Drona Parva font clairement allusion à des engins volants et à des guerres impliquant des armes sophistiquées (grosses boules de feu pouvant détruire une cité entière, « lances volantes » pouvant anéantir des « cités pleines de forts », etc.).

« Le Mahabharata (…) relate des guerres effroyables survenues très longtemps avant l'époque où l'ouvrage fut composé – d'abord en dravidien ancien, puis en sanskrit. L'empire de Rama, que décrivent le Mahabharata et le Ramayana (…), était apparemment contemporain des grandes cultures occidentales atlante et osirienne. L'Atlantide, que l'on connaît par les écrits de Platon et d'anciennes sources égyptiennes, semble avoir existé au milieu de l'Atlantique et avoir été une civilisation patriarcale et de haute technologie. Quant à la civilisation osirienne, les doctrines ésotériques et les témoignages archéologiques en situent la zone de diffusion, (…), dans le bassin méditerranéen et l'Afrique du Nord ; qualifiée aussi de civilisation égyptienne prédynastqiue, elle aurait été ravagée par les inondations au moment où s'abîma l'Atlantide et où la Méditerranée commença à se remplir d'eau. L'empire de Rama se serait évanoui au cours du millénaire qui suivit la destruction du continent atlante. » (David Childress)

David Childress note que l'empire de Rama et l'Atlantide étaient au faîte de leur puissance quand la guerre éclata, en raison, semble-t-il, de la tentative faite par l'Atlantide pour subjuguer Rama. Il observe que l'empire de Rama, décrit par le Mahabharata et le Ramayana, était apparemment contemporain des grandes cultures occidentales atlante et osirienne.

- L'Atlantide semble avoir existé au milieu de l'Atlantique et avoir été une civilisation de haute technologie.

- La civilisation osirienne était géographiquement localisée dans le bassin méditerranéen et l'Afrique du nord. Qualifiée aussi de civilisation égyptienne prédynastique, elle aurait été ravagée par les inondations au moment où s'abîma l'Atlantide et où la Méditerranée commença à se remplir d'eau.

- L'empire de Rama se serait évanoui au cours du millénaire qui suivit la destruction du continent atlante (ou - ajouterai-je - de ce qu'il en restait, diverses sources faisant état de plusieurs destructions séparées dans le temps). Cet empire se serait étendu en Afghanistan et en Iran. Il allait probablement jusqu'à l'Indonésie, l'Asie du sud-est et le Pacifique.

L'empire de Rama avait été fondé par les Nagas (ou Naacals), arrivés en Inde en provenance de Birmanie et anciennement originaires, selon le colonel James Churchward, de ‘‘la patrie de l'est''. Ils s'installèrent sur le plateau du Deccan, en Inde du nord, et établirent leur capitale sur l'emplacement de l'actuelle Nagpour. Leur empire semble s'être étendu ensuite sur toute l'Inde du nord et avoir englobé les cités d'Harappa, Mohenjo-Daro, Kot Diji (Pakistan actuel), Lothal, Kalibanga, Mathoura, et peut-être d'autres cités telles que Bénarès, Ayodhya et Patalipoutra. Ces cités étaient dirigées par des ‘‘grands professeurs'' – ou ‘‘maîtres'' – constituant l'aristocratie bienveillante de la civilisation de Rama. On les appelle aujourd'hui les ‘‘rois-prêtres'' de la civilisation de l'Indus, et on a retrouvé un certain nombre de statues de ces ‘‘dieux''. Ils auraient été dotés de pouvoirs psychiques extraordinaires…

On pense que la cité d'Ayodhya (mentionnée dans le Ramayana) pourrait être la petite ville d'Ayodhya qui se trouve en Inde du nord, et où chaque année, à l'occasion d'un festival hindou, on promène une réplique de vimana. Selon S. N. Pande (1998), cependant, une autre localisation – l'Afghanistan – est possible, car l'actuelle ville d'Ayodhya ne date que d'environ 800 av. J.-C. Selon lui, la première Ayodhya fut reconstruite sous le nom de Kushak, qui faisait référence à la tribu de Kashi, puis à Kusha, fils de Rama. C'est ainsi qu'Ayodhya et Kashi devinrent synonymes.

A l'origine, les populations du pourtour de Mu (ou Lémurie) – le continent disparu de l'océan Pacifique – se seraient divisées, avec le temps, en 2 groupes, et auraient émigré, l'un vers l'Atlantide, l'autre vers l'Inde (empire de Rama). Les premiers étaient les tenants du temporel, alors que les autres étaient les tenants du spirituel.

Il semble que l'Atlantide ait voulu imposer sa suzeraineté à l'empire de Rama. Il en résulta les guerres atroces rapportées par les anciennes épopées indiennes…

Le Mahabharata et le Drona Parva mentionnent, parmi les armes utilisées, de grosses boules de feu pouvant détruire une cité entière, le « regard de Kapila » (qui, en quelques secondes, réduisit en cendres 50.000 hommes), des lances volantes (capables d'anéantir des « cités pleines de forts »).

Dans un premier temps, les Rois-Prêtres de l'empire de Rama auraient battu les Atlantes. Selon David Childress, qui se réfère à une source « ésotérique », c'est avec des moyens « psychiques » que l'armée atlante aurait été mise en déroute. Le Roi-Prêtre, ayant levé les bras au ciel, aurait fait appel à une « technique mentale » (connue des seuls initiés) qui aurait eu pour conséquence la mort du général et des officiers atlantes. Les forces atlantes s'enfuirent dans leurs vaisseaux aériens. Dans la cité assiégée, aucun individu n'avait péri.

La suite de l'histoire est contée par les épopées indiennes. L'Atlantide semble avoir eu recours à son arme la plus destructrice, qui s'apparente à une arme atomique si l'on se réfère à certains vers du Mahabharata. On y parle d'un « projectile unique » chargé « de toute la puissance de l'univers », d'une « colonne incandescente de fumée et de flamme, brillante comme mille soleils ». Cette « foudre de fer » réduisit en cendres « la race entière des Vrishnis et des Andhakas ». Les cadavres brûlés furent méconnaissables, les cheveux et les ongles tombèrent, les poteries se cassèrent sans cause apparente, et les oiseaux blanchirent. Au bout de quelques heures, toute la nourriture fut infectée, et pour échapper à ce feu, les soldats durent se jeter dans des ruisseaux pour se laver, eux et leur équipement. Ainsi que le note David Childress, nous avons ici, très précisément décrits, les effets d'une explosion atomique. La radioactivité provoque, en effet, la chute des cheveux et des ongles, contre laquelle l'immersion dans l'eau, même si elle ne guérit pas, est la seule échappatoire.

On notera que, curieusement, l'ancienne littérature sanskrite était familière à J. Robert Oppenheimer, le ‘‘père de la bombe H''. Au cours d'une interview donnée après le premier essai atomique, il cita la Bhagavad Gita : ‘‘Je suis devenu la Mort, le Destructeur des Mondes ; nous avons tous dû ressentir cela''. Après le premier test nucléaire d'Alamogordo, on lui demanda à l'Université de Rochester si c'était la première bombe atomique qui venait d'exploser, et il répondit : « Dans l'histoire moderne, oui'' ».

On a découvert, en Inde, des éléments qui tendent à prouver que certaines cités furent détruites par des explosions atomiques. Lors des fouilles de Mohenjo-Daro et Harappa, on découvrit des squelettes affalés dans les rues, sans sépulture, ces squelettes étant âgés de plusieurs milliers d'années. Or, ces squelettes sont parmi les plus radioactifs jamais trouvés, à égalité avec ceux de Nagasaki et d'Hiroshima. Des chercheurs russes ont notamment découvert un squelette présentant un taux de radioactivité 50 fois supérieur à la normale. L'archéologue russe A. Gorbovsky (« Riddles of Ancient History », 1966) a évoqué le haut niveau d'irradiation présenté par les squelettes. Des milliers d'objets fondus – baptisés ‘‘pierres noires'' – ont également été trouvés à Mohenjo-Daro, qui semblent être des fragments de récipients en terre soudés par une chaleur extrême.

D'autres cités découvertes dans le nord de l'Inde présentent des signes d'explosions de grande ampleur. L'une de ces cités, située entre le Gange et les collines de Rajmahal, semble avoir été soumise à une chaleur intense. D'énormes masses de murailles et de fondations se sont fondues ensemble, littéralement vitrifiées. Comme il n'existe pas le moindre signe d'éruption volcanique à Mohenjo-Daro ni dans les autres cités, la seule explication possible d'une chaleur capable de fondre des récipients de terre est une explosion atomique ou quelque autre arme inconnue. Ces cités ont subi une dévastation totale.

Les zones périphériques d'Harappa et de Mohenjo-Daro sont de véritables déserts, « même si une agriculture limitée tend aujourd'hui à se développer à leur voisinage ».

Au Cachemire, les ruines du temple de Parshapour (en bordure de Srinagar) témoignent d'une totale destruction, comme si une explosion avait soufflé les énormes blocs de pierre dispersés sur une vaste superficie. David Chlidress se demande s'il s'agit là du résultat des armes utilisées lors des batailles décrites par le Mahabharata. Il y a aussi, à 400 km au nord-est de Bombay, le cratère géant, quasi circulaire, de Lonar, lequel mesure 2154 m de diamètre et est âgé d'au moins 50.000 ans. Le site et ses alentours sont vierges de toute trace de météorite, alors qu'il s'agit du seul cratère d'« impact » en basalte que l'on connaisse. Ce site présente des marques de choc violent (une pression au moins égale à 600.000 atmosphères) et de chaleur intense et soudaine (ce dont font foi les sphérules de verre basaltique). Pat Franck, consultant américain en sciences spatiales, a développé la théorie selon laquelle certains grands cratères terrestres seraient en réalité des vestiges d'anciennes explosions nucléaires…

David Childress fait un parallèle entre les guerres atomiques anciennes de l'Asie du sud et les menaces mutuelles que se sont lancées, à notre époque, l'Inde et le Pakistan. Il note à ce propos que l'Inde moderne est fière de sa force nucléaire et la compare à la ‘‘flèche de Rama''. De son côté, le Pakistan ne rêve que d'envoyer ses bombes sur l'Inde. Ironie de l'histoire, le Cachemire, site probable d'une guerre atomique antérieure, est au centre de ce conflit.

David Childress note que selon la littérature ésotérique, l'Atlantide aurait également voulu soumettre une civilisation établie dans le désert de Gobi, alors une plaine fertile. Ils auraient tiré vers le centre de la Terre à l'aide d'un « armement à ondes scalaires » et auraient ainsi anéanti leurs ennemis, « se sabordant peut-être eux-mêmes par la même occasion ! ».  Signalons cependant que, d'après certaines sources, l'Atlantide a été en conflit avec la Lémurie. On peut par exemple trouver ce scénario dans les messages « canalisés » par Aurelia Louise Jones et Dianne Robbins. Or, selon certaines sources (H. P. Blavatsky, etc.), ces 2 civilisations n'étaient pas contemporaines, l'Atlantide ayant succédé à la Lémurie. Faut-il supposer, pour essayer de résoudre le caractère contradictoire de ces informations, qu'il y a eu, dans un lointain passé, une destruction d'une grande partie du continent lémurien, une partie ayant néanmoins subsisté jusqu'à une date relativement récente ?

 


3. Histoire, mythe et science védique :

Pour certains individus, un récit comme celui du Mahabharata n'est qu'un conte imaginaire. C'est ce que pensait, par exemple, Gaston Courtillier, lequel disait que ce récit n'est que la mise en œuvre de légendes locales à des fins d'éducation brahmanique. Mais, comme le note Michel Coquet, on aurait tort de n'y voir qu'un grand mythe, car il recèle un fond historique encore inexploité. Il précise qu'aux yeux des prêtres brahmanes ou des moines ‘‘renonçants'', « l'aspect historique et chronologique des événements humains n'a jamais été considéré comme une valeur essentielle, l'espace et surtout le temps étant des expressions du monde et donc sujets à la limitation et à l'illusion », ce qui compte pour le sage étant « sa capacité à comprendre le monde de l'Esprit et des causes, non celui des effets qui intéressent tant les savants occidentaux ». L'aspect historique, sans avoir été négligé, a simplement été utilisé comme support d'un fond mystique, allégorique et ésotérique. Ce fait se retrouve largement exprimé dans la grande épopée (maha-kavya) du Mahabharata, épopée écrite par le rishi Vedavyasa, le plus grand historien des temps védiques.

Ce mélange entre mythe et histoire a déconcerté la plupart des orientalistes occidentaux… On a mis en doute l'histoire du royaume de Krishna à Dvaraka (dans le Gujarat) jusqu'au jour où le Dr S. R. Rao a mis au jour les ruines de cette ancienne cité mentionnée dans le Mahabharata et vieille de plus de 3000 ans avant J.-C.

En outre, la grande précision des descriptions des engins volants et des guerres aériennes, dans les épopées hindoues, ne permet pas de réduire tout cela à des récits simplement issus de l'imagination d'auteurs antiques. Dans le Rig Veda (mandala VI, sukta 58, mantra III), on parle de « bateaux faits d'or/fer sur la mer, sous la mer et dans l'espace ». On peut citer aussi le Vaimanikashastra (écrit par le rishi Bharadvaja) et le Yantra Sarvasva, ainsi que le Mudduku Enthiram (« le pionnier de la technologie moderne de l'hélicoptère ») décrit dans l'ancienne épopée tamoule Sivagachintamani. Gaura Krishna (« Rama Nama » n° 15) écrit que le Yantra Sarvasva et l'Agasti Samhita démontrent « que les aspects opérationnels d'un avion et des missiles guidés étaient connus des Rishis védiques ». Une batterie est décrite « comme ayant un pôle maître (positif) et un pôle varuna (négatif) ». L'eau, dit-on, est dissociée, par l'électricité, en pranavayu (oxygène) et en udanavayu (hydrogène).

Sur le Yantra Sarvasva (du Maharishi Bharadvaja) est basé le livre Vaimanika Prakaram, avec le commentaire de Bhodananda. On s'y réfère à une liste de 50 livres sur l'ancienne science aéronautique (Sakti Sutra d'Agastya, Saudamini Kala d'Ishvara, Amasuma Tantra de Bharadvaja, Vayutattva Prakarana de Sakatayana, Vaisvamana Tantra et Dhuma Prakarana de Narada, etc.).

Le Rishi Bharadvaja a noté 32 procédures secrètes permettant de piloter les vimanas.

1. Le Kritaka Rahasya évoque les matériaux de base utilisés pour la construction de vimanas…

2. Le Guda Rahasya parle des diverses forces portantes de l'atmosphère (Yasa, Viyasa, Prayasa, etc.), ce qui permettrait au pilote de cacher la présence des vimanas.

3. L'Aparoksha Rahasya mentionne le pouvoir d'une force électrique spéciale causée par le tonnerre, laquelle était utilisée pour voir clairement les objets en face des vimanas.

4. Le Sarpagamana Rahasya évoque le processus qui permet d'utiliser la puissance solaire afin de créer un mouvement serpentin des vimanas.

Wheeler Wilcox a dit, à propos de l'Inde, que c'est le pays des grands Veda, ces textes contenant des idées religieuses, mais aussi « des faits que la science a depuis prouvés comme étant exacts ». L'électricité, le radium, les électrons, les vaisseaux aériens, semblaient être connus des gens à l'origine des Veda.

Dans le Vaimanika Shastra, on évoque les moyens de déplacement de pays en pays, de planète à planète. Les scientifiques de l'époque connaissaient 64 espèces de métaux convenant à la construction d'engins volants. Des études d'anciens "shastras" en sanskrit (préservés sur des feuilles de palmier) font mention de formules permettant de fabriquer des superalliages (avec des propriétés inconnues à notre époque). C. S. R. Prabhu, directeur technique du Centre National Informatique de l'Inde, évoque, parmi ces alliages, ceux-ci (lesquels ont été testés) :

• Tamogarbha loha, un alliage à base de plomb aux propriétés inhabituelles.

• Pancha loha, mélange de plomb, de cuivre et de zinc, avec, pour un alliage de cuivre, une résistance inhabituelle à la corrosion par l'eau salée.

• Chapala grahaka, une céramique de haute qualité.

• Bhandhira loha, « un alliage insonore ».

Les industries indiennes aérospatiales et de la défense se sont dites intéressées.


 

4. Roberto Pinotti :

Sur son site Web, l'ufologue Patrick Gross écrit que selon plusieurs textes anciens en sanscrit, trouvés il y a quelques années par des chercheurs occidentaux dans un temple du sud de l'Inde, les vimanas étaient des engins volants, sans toit ou cockpit, qui ne correspondent pas strictement aux OVNIs car leur vol est décrit comme limité à l'atmosphère terrestre.

Le Dr Roberto Pinotti, un scientifique italien, tint une conférence le 12 octobre 1988 en Inde à la World Space Conference à Bangalore. Il se référait à plusieurs textes anciens pour expliquer que les anciens dieux et héros indiens menaient des combats aériens armés. Les armes consistaient, selon les textes, en 7 types de miroirs et de lentilles utilisés en défensive et en offensive. Le miroir « Pinjula » aurait offert un bouclier visuel protégeant le pilote contre des rayons destructeurs, et le « Marika » aurait été utilisé pour abattre les engins volants ennemis. Le Dr Pinotti déclare que ces armes « ne semblent pas très différentes de ce que nous avons par les technologies laser ».

Les engins seraient faits de métaux particuliers capables d'absorber la chaleur, nommés « Somaka, Soundalike et Mourthwika ». Selon le Dr Pinotti, « les principes de propulsion, selon les descriptions qui sont faites, peuvent être définies comme électriques et chimiques, mais l'énergie solaire semble aussi en faire partie ». D'autres scientifiques auraient émis l'idée que les engins seraient propulsés par un système utilisant les ions de mercure.

Le Dr Pinotti conclut que l'ancienneté de ces descriptions et les ressemblances avec nos technologies modernes indiquent que l'Inde avait connu il y a des milliers d'années une civilisation supérieure, aujourd'hui oubliée. A propos d'une connexion extraterrestre, il suggère que l'humanité n'est pas à l'origine de ces technologies.


 

III. LE TEMOIGNAGE DE DANIEL MEUROIS :


Voici une source « paranormale » qui valide l'existence passée des engins aériens nommés vimanas. Lors d'une sortie hors du corps, Daniel Meurois a perçu des scènes dans la Mémoire de la Nature (ou archives akashiques), relatives à l'époque de ces engins volants.

Il se vit incorporé dans la scène avec un « corps d'emprunt », lequel marchait avec agitation dans une large rue. Il y avait une foule d'êtres portant voiles et turbans, et de chaque côté de la chaussée des maisons basses. A plusieurs centaines de mètres, on distinguait des immeubles de 4 ou 5 étages peut-être, aux façades blanches. La chaleur devait être torride car les êtres perçus étaient légèrement vêtus, les derniers rayons du soleil faisant luire sur leurs visages angoissés des filets de sueur.

L'homme que le ‘‘décorporé'' « incarnait » était vêtu d'une large tunique jaune. La foule marchait de plus en plus vite et se mettait à courir. Un homme de petite taille, au teint basané, s'agrippa à la tunique de l'individu « incarné » qui le repoussa.

Des hurlements fusèrent de partout, une clameur générale sembla s'élever de la ville entière. Dans le ciel presque obscur, une lumière jaune grandit à une vitesse effrayante et, en quelques secondes, sa masse devint énorme. Elle passa à quelques dizaines de mètres des toits plats des maisons. Des hommes et des femmes tombèrent pour ne plus se relever.

La foule poussa toujours plus fort. La boule lumineuse passa une seconde fois au-dessus des têtes. Il s'agissait d'un énorme engin de couleur sombre, de forme ovoïde, entouré d'une ceinture de rayons lumineux jaunes et oranges. Il partit une nouvelle fois dans le ciel… Les cris de terreur laissèrent la place à un étrange silence. Les maisons se firent plus espacées, et petit à petit la foule s'éparpilla.

Mais cela n'était pas fini. Une multitude de lumières jaillirent à l'horizon, du côté où le Soleil finissait de se coucher. Elles fondirent sur la ville avec un sifflement strident. De chacune d'elles, une langue de feu sortit pour tomber sur les toits. Les gens hurlèrent et cherchèrent à s'enfuir.

Un bruit de tonnerre s'éleva dans le ciel et des flammes jaillissaient hors des maisons. Un autre groupe de boules lumineuses apparut.

Une lutte sans merci se déroula alors dans le ciel, et des faisceaux de lumière (jaune, rouge et bleue) sillonnèrent le ciel au-dessus des murs de la ville qui sombra dans les flammes.

La voix du guide de Daniel Meurois précisa qu'il vivait le drame d'un peuple qui fut anéanti en quelques heures pour n'avoir pas voulu agir selon les lois cosmiques proclamant de faire à autrui ce qu'on aimerait ce qu'il nous fasse. La scène perçue s'est déroulée bien avant le dernier Déluge, bien avant que l'Atlantide ne soit au sommet de sa gloire.

Ces individus qui se battent dans le ciel, qui fuient leur ville en feu, vécurent dans ce qu'on appelle aujourd'hui le désert de Gobi. Il y avait des champs et des vergers, il n'y a plus qu'un désert de sable vitrifié et les ruines d'une civilisation, enfouies à plus de 3 mètres sous la surface du sol.

Les machines volantes qui crachaient le feu sont ce que les Anciens appelaient « Vimaanas ».

Il n'y avait plus qu'un immense brasier. Les hommes et les femmes avaient maintenant le visage brûlé, noirci, craquelé.


09/01/2010
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